Une nouvelle catégorie: la boîte à outils

Parce qu’on a tous une seule vie à vivre (une seule dont l’existence est démontrée hors de tout doute, du moins), j’ai envie ici de vous partager des ressources rencontrées et utilisées sur mon chemin et qui me semblent qu’elles seraient d’une grande utilité pour d’autres.

Primo, parce que mon expérience me démontre que ça ne sert à rien de “forcer” ceux qui nous entourent à emprunter notre chemin.

Secundo, parce que chacun trouve les outils dont il a besoin sur son chemin quand il y reste ouvert et que le moment est opportun.

Et enfin, parce que je trouve tellement difficile de ne rien dire et de laisser chacun faire son chemin quand je vois les vois souffrir… mais que plus j’ai envie et plus une information ou un outil est évident pour moi, moins les gens ont envie de l’entendre. Ainsi, passer par un medium comme cet espace libre me semble une bonne façon de canaliser cette envie et de me réconcilier avec mon impuissance pour qu’elle soit exprimée en quelque chose de constructif, et, qui sait, pour qu’elle serve à quelque chose, ou quelqu’un.

Bonne découverte!

Voir catégorie: Boîte à outils

Anniversaire du drame de la polytechnique

Comment adresser, en ce 6 décembre 2022, un tel événement? Les témoignages fusent, comme à chaque année, sur les médias sociaux, mais comment l’adresser vraiment.

On cherche les mots. Je cherche les mots. «Drame de la polytechnique». Tuerie, devrais-je dire. J’ai vue l’image sur les réseaux sociaux, en hommage sur la photo de profil d’une amie, pour enfin la retrouver, et l’emprunter à mon tour, sur wikipédia. La beauté et la symbolique de la représentation du monument commémoratif n’a probablement d’égal que l’ampleur de la tristesse de l’événement… Ces lumières montant au ciel comme on aime s’imaginer que ces femmes y sont montées… C’est plus féérique que la réalité…

Comment? Comment un homme peut arriver à une telle folie? Et comment tant d’hommes (peut être de femmes aussi) le font si souvent aux États-Unis. Mais dans quel monde on vit? Mais ici, ce n’est pas n’importe quel homme dérangé, c’était un homme d’une misogynie inégalée…

Ailleurs, une autre femme parle de la peur au ventre qu’elle porte au quotifien à l’idée d’une telle atrocité… On voit tantôt la plaque commémorative des 14 FEMMES qui ont perdu la vie, que dis-je, à qui on a arraché la vie. Oui, simplement parce qu’elles étaient femmes, parce que, comme chaque mère, elles avaient des organes féminins, un utérus pour former, porter et donner la vie… et tantôt les témoignages de comment d’autres ont vécu ce jour là ou s’y identifient…

Indescriptible, inconcevable… J’ai la chance de ne pas avoir cette peur au ventre, mais je dois avouer que si je laisse mon esprit mettre mes enfants à ma place, il me serait facile de laisser cette peur au ventre titiller mes entrailles… Je ne peux imaginer et je ne veux imaginer…

J’en suis arrivée à être en paix avec tant d’événements que je vis et je ne laisse plus la peur, l’anxiété, dicter mon état ou mes actions, mais je comprends encore très bien ceux qui la vivent…

Ce jour là, le Québec a été témoin d’une des plus grande violence que le sexe féminin a pu vivre. Mais cet acte, malheureusement, n’était que le reflet des états d’âme de plusieurs autres, j’en ai bien peur…

Ces quelques mots me semblent vides, comme le vide qui m’habite quand j’essaie de pousser la réflexion. Déjà 26 ans que ce drame de la polytechnique teint à jamais notre calendrier québécois. Soites, il en sera ainsi… Puissent-elles reposer en paix, leurs familles et leurs proches, trouver la paix, et puisent-ellles servir à ce qu’on réfléchisse à comment on pourra, nous, vivre toujours plus en paix.

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Gratitude inusitée

En cet après-midi de fin d’automne, alors qu’elle lisait (en audio, est-ce lire quand même?) « Les 5 regrets des mourants », le livre issu d’un article qu’elle avait croisé plusieurs années auparavant et dont les points saillants l’avait beaucoup marquée, elle ne pouvait s’empêcher de constater l’ampleur de la gratitude qui l’habitait, somme toutes d’une manière des plus inusitées.

L’autrice racontait l’histoire d’un homme d’affaires ayant connu beaucoup de succès qui, comme tous ses patients, était à l’aube de sa mort. Il avait travaillé fort, admettant même être devenu accro aux sentiments que la clôture de ses grosses transactions négociées lui apportaient. Une de plus. Toujours une de plus. Il admettait que l’ensemble de ses fonctions ne le rendaient pas tant heureux, mais il appréciait la prestance qui venait avec elles. Il avait finit par promettre à sa femme de prendre sa retraite, mais juste après cette dernière transaction, qui s’achèverait juste 1 an plus tard… Mais cette dernière, qui l’avait tant attendue pour qu’il la rejoigne enfin et qu’ils profitent enfin ensemble de la vie, l’avait prédécédée violemment, emportée par une grave maladie, 3 mois avant la date prévue de retraite…

En écoutant ce touchant récit, elle réalisait la « chance » qu’elle avait eu d’avoir une fille malade, d’une condition qui mettait sa vie en danger.

La chance !?!

Comment était-ce possible pour une maman, qui avait traversé l’enfer, la peur, l’incertitude, le combat de sa fille contre la mort, un combat qui ne se terminerait jamais, d’affirmer sa chance et sa gratitude?

Simplement parce que cela lui avait appris l’essence de la vie. Et que ce cadeau lui avait été livré non pas sur son lit de mort, mais avant 40 ans. Ce cadeau, quelque peu empoisonné, mettait quand même en danger la chair de sa chair, mais rester dans une forme d’équilibre, s’aligner avec ses valeurs et profiter avec gratitude des instants qu’elle avait gagné avec elle, semblait faire partie de la recette pour la garder en vie et avec elle… Alors elle tentait d’en faire bon usage…

Mais comment? Une fois le choc passé, le paradoxe entre la nécessité de poursuivre la vie dans sa futilité à l’ombre de la grave maladie, résorbé, elle avait soupçonné, ou compris, que sa raison d’être sur cette humble Terre était d’en profiter, et si elle y arrivait, de partager à qui voulait bien l’entendre, que cette vie est somme toutes précieuse et simple.

Et quelle était cette raison d’être, comment en profiter?

Possiblement, trop simplement, de vivre une vie où l’amour, la joie, le plaisir, dans la reconnaissance et le détachement menaient au bonheur. Aux moments de bonheur qui s’alignent plus facilement dans la plénitude.

Que ceux qu’on aime et ceux qui nous entourent sont non seulement les plus importants, mais LE plus important de la vie, que la vie n’est pas faite pour engranger les dollars comme elle l’avait cru et essayé pendant des années (par chance, sommes toutes, peu d’années). Que le but ultime était probablement simplement d’apprendre à d’être le plus gentil et sensible possible, et, par la bande, d’être disponible pour les petites missions qui se présentaient pour servir la vie au meilleurs de nos capacités… Petites missions qui pouvaient parfois devenir grandes. Eh oui, que la raison d’être d’un humain, et de n’importe quel être vivant, était possiblement, simplement, d’être, où il était, et de suivre ce que son coeur l’inspirait, sa tête croyait et son corps lui permettait de faire au mieux. 

Et ça se résumait parfois à collectionner les moments à rendre service, à reconnaître les gestes que plusieurs font par considération, à offrir des sourires et à saluer les gens pour qu’ils ressentent qu’ils sont à leur place, aussi. Après tout, n’était-ce pas tout ce qu’on apportait avec nous? Ces moments, petits et grands… Ces moments partagés, échangés, avec les créatures et les personnes croisées…

Elle ne pouvait s’empêcher de penser aux limitations inconscientes que revêtent les gens prompts au jugement, au cynisme, trop préoccupées par leur succès qu’ils en ignorent l’utilité et la finalité du pourquoi on à la chance de se matérialiser ici sur terre!

Être Heureux! Et pourquoi pas partager ce bonheur en faisant ce que chacun de nous fait de mieux! Servir, sourire, aimer, aider, cultiver les moments si signifiants… comme les partager, ici et maintenant.

(Elle souhaitait quand même à tous ceux qu’elle pouvait croiser de ne pas avoir à traverser autant d’épreuves qu’on avait dû lui faire subir pour qu’elle comprenne enfin!)

Note: la lecture de la suite du récit mit en valeur que son sentiment de gratitude est souvent partagé par les gens qui ont, aussi, traversé l’enfer. L’histoire se poursuit avec une patiente qui a perdu une fille à une leucémie en tout jeune âge. N’en demeure pas moins qu’elle souhaite à tous de contourner ce passage pour apprendre à profiter avant de se rendre là!