Aujourd’hui, je sais…

Ce matin, j’ai eu la très mauvaise idée de scroller… me dissocier un peu du moment présent en défilant le contenu qu’une des plus grande multinationale avait choisi… juste pour moi. Scroller. En scrollant, j’ai vu la photo d’une ado asiatique dans un café. Sa maman l’accompagnait dans sa journée “pas d’école”. Cette fille, c’était la soeur d’un garçon qu’on a rencontré à Boston, avec sa famille, quand on est allés faire des traitements pour notre grande, ya maintenant 9 ans…

Ce jeune homme avait l’oreille qui cuisait jour après jour par la protonthérapie. Elle avait le malheur de se trouver dans le chemin entre le lieu à bombarder et l’appareil pour traiter. Dommages collatéraux pour ainsi dire. Ce n’était pas très jojo… Ses cheveux n’ont jamais repoussé. Il avait la même tumeur que notre fille. Il n’est plus aujourd’hui. Le cancer l’a emporté…

Mon état a été grandement affecté par ce brin de scrollage. Ça allait plutôt bien au réveil. Bien reposée. Une bonne nuit. Enfin! Plus de 8 heures de sommeil. Puis la spirale a commencé… 

Ce lundi, notre grande aura une autre résonance magnétique. Et si c’était de retour? Et si je perdais ma fille? Elle n’est clairement pas de tout repos et autant son frère peut détester nombre de moments avec elle, lui, comme nous, serions dévastés qu’elle nous quitte… mais l’épée de Damocles sera toujours suspendue au-dessus de nos têtes. Faut vivre avec. Des moments comme aujourd’hui, à la veille d’un examen, l’anxiété se fait souvent un peu plus sentir. Nos activités quotidiennes deviennent plus pénibles, nos mèches plus courtes, nos systèmes plus lourds, nos émotions, plus à fleur de peau. C’est le stress qui rôde et qui ralentit tout le reste, comme un vieil ordi qui gère mal sa vie. Mais on en est impuissants… ou l’est-on vraiment?

Le désespoir s’est un peu épris de moi, les larmes se sont mises à couler. Et si? Et si on nous annonçait, ce jeudi, que ton cancer était revenu?

Je regrettais d’avoir scrollé, d’avoir laissé les “et si” submerger mon esprit. J’allais bien au réveil. Je ne m’en faisais pas (trop) pour les examens, comme ç’avait été le cas lors des derniers. Je le rappelle, lors du dernier, on nous annonçait que tout allait bien… Après nous avoir dit, 2 ans auparavant, que c’était le début de la fin.

Mais… Et si? Et si c’était de retour?

Partie de moi se disait même: ah bon, voilà, justement, c’est pour ça que le chaos s’emparait un peu de ma vie cette semaine. J’ai souvent des semaines plus tranquilles parce que je n’ai plus tant la forme de mener une vie où je travaille à temps plein. Entre le metro-boulot-dodo, je n’ai pas envie de me fâcher après mes enfants parce qu’ils ont juste envie de prendre plus le temps mais… que je ne l’ai pas ce temps.

Mais cette semaine, par un étrange tourbillon, elle se remplissait un peu trop. J’ai vécu des périodes comme celle-là par le passé. Bien souvent, il y avait un ordre qui finissait par se trouver à travers le chaos, une leçon apparaissait quand j’arrivais à lâcher assez prise… Mais… allait-ce se passer ainsi?

Pour une fois, l’examen de notre fille serait suivi par la rencontre de l’équipe d’oncologie ce jeudi (s’il était maintenu, l’examen ayant été remis 2 semaines plus tard). Nous devons normalement attendre plusieurs semaines entre l’examen et le rendez-vous, encore plus quand les résultats sont bons. Hmmm… était-ce de bonne ou de mauvaise augure?

Jusqu’à ce matin, je n’y avais pas tant porté attention. C’est probablement le signe qu’on apprend à vivre avec plutôt qu’à le subir. Mais… en voyant cette photo, mon coeur s’est un peu emballé… J’ai eu la bien mauvaise idée, pour empirer la situation, d’aller revisiter leur profil et de voir que leur fils trônait toujours sur leur photo de couverture. Je suis même remontée aux funérailles. Étrange attitude que nombre de nous avons de «stalker» la vie d’autrui, en voyeurs qui se croient anonymes… Quelle histoire. Et pourtant…

Mon esprit tourbillonnant me menait même à croire que la vie orchestrait le tout justement parce qu’il me fallait me préparer, m’inquiéter, que le sursis du dernier examen serait levé, qu’on replongerait dans les dédales de l’incertitude, l’impuissance, de la peur, de l’inquiétude constante que l’inévitable la gagne, beaucoup trop tôt… 

Je m’ennuyais déjà de mon état au réveil où j’étais sereine et ravie d’une belle nuit… La vie devant moi, une page blanche à dessiner. Pourquoi avais-je scrollé? Pourquoi on scroll? Elle est beaucoup là, la question… Pourquoi?

En écoutant la vidéo qui circule ces temps-ci sur l’insidieux processus que le populaire réseau social d’origine chinoise mettant en vedette des rafales de videos instigue dans nos cerveaux (vous pouvez le voir ici), je me disais qu’on était vraiment mal foutus et je m’en voulais un peu d’être tombée dans le panneau ce matin, encore.

Mon esprit continue à s’emballer: oh, et elle a perdu du poids dernièrement, est-ce pour ça? Ou juste parce qu’elle apprend mieux à écouter son corps et à arrêter de manger parce qu’elle n’a plus faim, ou juste en raison de sa nouvelle médication…

Qu’est-ce que je pouvais bien faire pour arrêter de brailler et profiter du temps d’ici à l’examen et aux résultats? Certes, je devais en profiter, mais comment?

Quelques coups de pouces m’ont ramené à une page que j’avais trouvé la veille et qui m’avait un peu inspirée. 

Un cancer en cadeau

Une maman que j’avais connue grâce à un événement d’un ami, avait choisi d’écrire un livre et donnait des conférences à l’époque sur «Voyager avec bébé». Elle venait maintenant d’écrire ce livre. Un cancer en cadeau. À 38 ans, cette femme d’apparence épanouie, go getter, qui mordait dans la vie, se voyait affligée par cette étrange maladie.

Un cancer en cadeau. Eh oui, je me souvenais soudain d’avoir ressenti, moi aussi, ce feeling…

Combien de fois me suis-je dit, avant de recevoir les diagnostiques de notre fille, que la vie ne pouvait pas aller pire, que c’était l’enfer, que ça n’allait plus, avant de recevoir la nouvelle, qui ne devait qu’empirer la chose, mais, qui, en fin de compte, remettait les choses en perspectives et nous ramenait à l’essentiel…

Ces temps-ci, pourtant, tout va assez bien (malgré le chaos qui semble s’annoncer pour la semaine prochaine).

Et si, dans les faits, le cancer de ma fille avait eu l’ultime utilité de réaligner ma vie pour qu’elle me plaise plus, qu’elle soit plus proche de mes valeurs, plus de lenteur, plus de temps pour faire ce qui me tente, avec les gens que j’aime… Je me rappelais du grand poème que j’avais écrit lors de sa 2e tumeur et qui était devenu ma prière lors de son opération pour la 3e… 

À chaque fois, ça m’a ramené à cela. Et cette fois-ci, ça pourrait me mener où?

Entre le 2e et le 3e diagnostic, j’avais pété les plombs. Pour retrouver un sens à tout ça, j’avais conclu que le meilleur moyen d’honorer l’expérience, c’était de chérir chaque instant, de passer de beaux moments avec elle, sans se priver, d’en profiter, tant et aussi longtemps qu’elle serait avec nous.

Et c’est ce qui arrive à me ramener quand mon esprit s’emballe et que je crains le pire: qu’est ce qu’on a envie de vivre, avec elle, pour elle? Et si on oublie les limitations, ça nous amène où?

Qu’est-ce que je pouvais faire, ici et maintenant, pour aller mieux?

Oui, je m’inquiétais. Mais pourquoi? Ça allait donner quoi? Je pouvais essayer la pensée magique et faire comme si de rien n’était mais… c’était là et ça m’habitait dorénavant, les larmes coulaient, j’en sanglotais même. J’imaginais le pire, j’avais juste envie de la serrer dans mes bras… (Ils sont chez papa… et comment allait papa? Il s’en fait souvent encore plus que moi…)

Une étrange situation qui, ce matin, laissait mes hamsters courir à toute allure.

Il me fallait trouver le moyen de revenir à un état plus agréable… mais comment? Comment oublier cette réalité? Comment revenir à un état plus serein, plus joyeux?

Je travaille fort sur mon état ces temps-ci pour me retrouver dans des situations plus agréables que désagréable. Méditer, bouger, tenir un journal, y inscrire au moins 5 choses par jour pour lesquelles j’ai de la gratitude (en trouver, même quand tout va mal), et j’en passe. Ça n’empêche pas de vivre des émotions négatives, mais ça aide à revenir à un état plus agréable… plus vite.

La semaine dernière, j’écoutais une méditation qui résumait bien ce que je pense. Une méditation qui me ramenait à un principe qu’on lit souvent comme “what you focus on expands”. Si on choisit de se nourrir, physiquement, psychologiquement ou autrement, de cochonneries qui nous gardent dans un état merdique, on ne peut pas se surprendre de mariner sans cesse dans des états désagréables. La traduction qui rejoint peut-être le mieux la citation en français est probablement “où mon attention est, je suis”. Et je n’avais pas envie de rester là.

Et donc, je devais mettre mon attention ailleurs, en prenant soin de ne pas “bypasser” ce qui était désormais là. Parce que “bypasser”, je l’avais découvert, ne faisait qu’empirer ce qui voulait s’exprimé mais qui était refoulé.

En honorant ce qui était là, en acceptant que les larmes allaient couler le temps qu’elles devaient couler, en me rappelant qu’elle ne couleraient pas éternellement, je me suis donc rappelée que j’avais déjà passé à travers tellement de choses que j’allais, encore une fois, bien certainement, y arriver. Et ça m’est venu, probablement comme un des plus beau cadeau que nous offrent les expériences, bonnes comme ou mauvaises, de la vie: Aujourd’hui, je sais que peu importe, je vais passer au travers… riche d’une sagesse et d’une expérience qui m’étaient auparavant inconnues. C’est sans doute ce qu’est la résilience.

Et si, comme le chat de Schrodinger, le cancer était à la fois là et absent, en fonction de l’approche qu’on a. Et si la vie, en bonne enseignante, ajustait la réalité et le continuum instantanément en fonction de ce qu’on avait besoin de vivre pour apprendre la prochaine leçon. Et si…

Alors voilà, aujourd’hui, je sais que peu importe, je vais passer au travers… riche d’une sagesse et d’une expérience qui m’étaient auparavant inconnues. C’est sans doute ce qu’est la résilience.

Pis malgré tout ça, faut que je prenne soin de moi…

J’ai envie d’être où, ici et maintenant?

J’allais méditer là dessus! Ce matin là, Martin Bilodeau nous offrait une méditation sur “La puanteur zen” et c’était assez intéressant… Je vous la laisse ici en passant! Et j’en profite pour m’excuser auprès de tous ceux qui m’entourent de ma propre «puanteur zen». J’en suis désolée.

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Une nouvelle catégorie: la boîte à outils

Parce qu’on a tous une seule vie à vivre (une seule dont l’existence est démontrée hors de tout doute, du moins), j’ai envie ici de vous partager des ressources rencontrées et utilisées sur mon chemin et qui me semblent qu’elles seraient d’une grande utilité pour d’autres.

Primo, parce que mon expérience me démontre que ça ne sert à rien de “forcer” ceux qui nous entourent à emprunter notre chemin.

Secundo, parce que chacun trouve les outils dont il a besoin sur son chemin quand il y reste ouvert et que le moment est opportun.

Et enfin, parce que je trouve tellement difficile de ne rien dire et de laisser chacun faire son chemin quand je vois les vois souffrir… mais que plus j’ai envie et plus une information ou un outil est évident pour moi, moins les gens ont envie de l’entendre. Ainsi, passer par un medium comme cet espace libre me semble une bonne façon de canaliser cette envie et de me réconcilier avec mon impuissance pour qu’elle soit exprimée en quelque chose de constructif, et, qui sait, pour qu’elle serve à quelque chose, ou quelqu’un.

Bonne découverte!

Voir catégorie: Boîte à outils

Anniversaire du drame de la polytechnique

Comment adresser, en ce 6 décembre 2022, un tel événement? Les témoignages fusent, comme à chaque année, sur les médias sociaux, mais comment l’adresser vraiment.

On cherche les mots. Je cherche les mots. «Drame de la polytechnique». Tuerie, devrais-je dire. J’ai vue l’image sur les réseaux sociaux, en hommage sur la photo de profil d’une amie, pour enfin la retrouver, et l’emprunter à mon tour, sur wikipédia. La beauté et la symbolique de la représentation du monument commémoratif n’a probablement d’égal que l’ampleur de la tristesse de l’événement… Ces lumières montant au ciel comme on aime s’imaginer que ces femmes y sont montées… C’est plus féérique que la réalité…

Comment? Comment un homme peut arriver à une telle folie? Et comment tant d’hommes (peut être de femmes aussi) le font si souvent aux États-Unis. Mais dans quel monde on vit? Mais ici, ce n’est pas n’importe quel homme dérangé, c’était un homme d’une misogynie inégalée…

Ailleurs, une autre femme parle de la peur au ventre qu’elle porte au quotifien à l’idée d’une telle atrocité… On voit tantôt la plaque commémorative des 14 FEMMES qui ont perdu la vie, que dis-je, à qui on a arraché la vie. Oui, simplement parce qu’elles étaient femmes, parce que, comme chaque mère, elles avaient des organes féminins, un utérus pour former, porter et donner la vie… et tantôt les témoignages de comment d’autres ont vécu ce jour là ou s’y identifient…

Indescriptible, inconcevable… J’ai la chance de ne pas avoir cette peur au ventre, mais je dois avouer que si je laisse mon esprit mettre mes enfants à ma place, il me serait facile de laisser cette peur au ventre titiller mes entrailles… Je ne peux imaginer et je ne veux imaginer…

J’en suis arrivée à être en paix avec tant d’événements que je vis et je ne laisse plus la peur, l’anxiété, dicter mon état ou mes actions, mais je comprends encore très bien ceux qui la vivent…

Ce jour là, le Québec a été témoin d’une des plus grande violence que le sexe féminin a pu vivre. Mais cet acte, malheureusement, n’était que le reflet des états d’âme de plusieurs autres, j’en ai bien peur…

Ces quelques mots me semblent vides, comme le vide qui m’habite quand j’essaie de pousser la réflexion. Déjà 26 ans que ce drame de la polytechnique teint à jamais notre calendrier québécois. Soites, il en sera ainsi… Puissent-elles reposer en paix, leurs familles et leurs proches, trouver la paix, et puisent-ellles servir à ce qu’on réfléchisse à comment on pourra, nous, vivre toujours plus en paix.

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Gratitude inusitée

En cet après-midi de fin d’automne, alors qu’elle lisait (en audio, est-ce lire quand même?) « Les 5 regrets des mourants », le livre issu d’un article qu’elle avait croisé plusieurs années auparavant et dont les points saillants l’avait beaucoup marquée, elle ne pouvait s’empêcher de constater l’ampleur de la gratitude qui l’habitait, somme toutes d’une manière des plus inusitées.

L’autrice racontait l’histoire d’un homme d’affaires ayant connu beaucoup de succès qui, comme tous ses patients, était à l’aube de sa mort. Il avait travaillé fort, admettant même être devenu accro aux sentiments que la clôture de ses grosses transactions négociées lui apportaient. Une de plus. Toujours une de plus. Il admettait que l’ensemble de ses fonctions ne le rendaient pas tant heureux, mais il appréciait la prestance qui venait avec elles. Il avait finit par promettre à sa femme de prendre sa retraite, mais juste après cette dernière transaction, qui s’achèverait juste 1 an plus tard… Mais cette dernière, qui l’avait tant attendue pour qu’il la rejoigne enfin et qu’ils profitent enfin ensemble de la vie, l’avait prédécédée violemment, emportée par une grave maladie, 3 mois avant la date prévue de retraite…

En écoutant ce touchant récit, elle réalisait la « chance » qu’elle avait eu d’avoir une fille malade, d’une condition qui mettait sa vie en danger.

La chance !?!

Comment était-ce possible pour une maman, qui avait traversé l’enfer, la peur, l’incertitude, le combat de sa fille contre la mort, un combat qui ne se terminerait jamais, d’affirmer sa chance et sa gratitude?

Simplement parce que cela lui avait appris l’essence de la vie. Et que ce cadeau lui avait été livré non pas sur son lit de mort, mais avant 40 ans. Ce cadeau, quelque peu empoisonné, mettait quand même en danger la chair de sa chair, mais rester dans une forme d’équilibre, s’aligner avec ses valeurs et profiter avec gratitude des instants qu’elle avait gagné avec elle, semblait faire partie de la recette pour la garder en vie et avec elle… Alors elle tentait d’en faire bon usage…

Mais comment? Une fois le choc passé, le paradoxe entre la nécessité de poursuivre la vie dans sa futilité à l’ombre de la grave maladie, résorbé, elle avait soupçonné, ou compris, que sa raison d’être sur cette humble Terre était d’en profiter, et si elle y arrivait, de partager à qui voulait bien l’entendre, que cette vie est somme toutes précieuse et simple.

Et quelle était cette raison d’être, comment en profiter?

Possiblement, trop simplement, de vivre une vie où l’amour, la joie, le plaisir, dans la reconnaissance et le détachement menaient au bonheur. Aux moments de bonheur qui s’alignent plus facilement dans la plénitude.

Que ceux qu’on aime et ceux qui nous entourent sont non seulement les plus importants, mais LE plus important de la vie, que la vie n’est pas faite pour engranger les dollars comme elle l’avait cru et essayé pendant des années (par chance, sommes toutes, peu d’années). Que le but ultime était probablement simplement d’apprendre à d’être le plus gentil et sensible possible, et, par la bande, d’être disponible pour les petites missions qui se présentaient pour servir la vie au meilleurs de nos capacités… Petites missions qui pouvaient parfois devenir grandes. Eh oui, que la raison d’être d’un humain, et de n’importe quel être vivant, était possiblement, simplement, d’être, où il était, et de suivre ce que son coeur l’inspirait, sa tête croyait et son corps lui permettait de faire au mieux. 

Et ça se résumait parfois à collectionner les moments à rendre service, à reconnaître les gestes que plusieurs font par considération, à offrir des sourires et à saluer les gens pour qu’ils ressentent qu’ils sont à leur place, aussi. Après tout, n’était-ce pas tout ce qu’on apportait avec nous? Ces moments, petits et grands… Ces moments partagés, échangés, avec les créatures et les personnes croisées…

Elle ne pouvait s’empêcher de penser aux limitations inconscientes que revêtent les gens prompts au jugement, au cynisme, trop préoccupées par leur succès qu’ils en ignorent l’utilité et la finalité du pourquoi on à la chance de se matérialiser ici sur terre!

Être Heureux! Et pourquoi pas partager ce bonheur en faisant ce que chacun de nous fait de mieux! Servir, sourire, aimer, aider, cultiver les moments si signifiants… comme les partager, ici et maintenant.

(Elle souhaitait quand même à tous ceux qu’elle pouvait croiser de ne pas avoir à traverser autant d’épreuves qu’on avait dû lui faire subir pour qu’elle comprenne enfin!)

Note: la lecture de la suite du récit mit en valeur que son sentiment de gratitude est souvent partagé par les gens qui ont, aussi, traversé l’enfer. L’histoire se poursuit avec une patiente qui a perdu une fille à une leucémie en tout jeune âge. N’en demeure pas moins qu’elle souhaite à tous de contourner ce passage pour apprendre à profiter avant de se rendre là!

Radisson, l’intention et le lâcher prise

En ce matin d’automne, je questionne! (mon prof de droit des biens avait sans doute raison de m’appeler «miss question»)

En m’adonnant à ma méditation quotidienne, un 10 minutes de silence cette fois-ci*, je fut interrompue par le devoir qui m’appelait. Je devrais plutôt dire: le devoir de ma fille oublié sur le divan! J’ai donc interrompu ce moment quotidien pour faire ce qu’il fallait: acheminer la chose à ses profs! C’était après tout le premier devoir qu’elle avait à faire avec elle (et peut-être même à vie!).

Oui, c’est permis. Tout ce qu’on désire est permis quand on médite! Seuls ingrédients nécessaires: une discipline joyeuse qui nous donne le coup de pied au derrière pour s’asseoir, et toujours autant de bienveillance que requis envers soi pour en tirer tous les bienfaits en évitant les reproches inutiles. Donc, interrompue par le devoir… de ma fille, mon regard fut attiré par la panoplie de livre et de trucs machin chouette de ma bibliothèque avant de se poser sur un livre: La clé de la maîtrise. Je me fis donc une mission du moment d’y jeter un œil hasardeux dès que mon silence du jour serait terminé! Une pratique que j’ai toujours appréciée, elle fut «validée» en lisant je ne sais plus quel livre (peut être l’alchimiste?) , où on y mentionnait effectivement que la vie pouvait nous parler et un réponse trouver son chemin dans notre esprit par un livre ouvert au hasard. Why not!

Bugg de technologie qui aurait étiré la pratique indéfiniment, je me levai après au moins 15 minutes pour y ouvrir une page au hasard. J’ouvrai le livre, curieuse. Mon mood était si motivé qu’il était impossible que je ne trouve rien d’intéressant…

Pour être franche, je n’ai pas apprécié là où mon oeil s’est d’abord posé! Non. J’ai du m’y replonger, et revenir a la page précédente, où cela faisait beaucoup plus de sens avec les ptits hasards dénichés après.

«La treizième partie qui suit explique pourquoi les rêves du rêveur se réalisent. Elle explique la loi de la causalité (dont j’ai tant entendu parler par ma mère, la loi de la causalité, ou de cause à effet) selon laquelle rêveurs, inventeurs, auteurs, financiers provoquent la réalisation de leurs désirs. Elle explique la loi permettant à la chose visualisée dans notre esprit de devenir nôtre en fin de compte.»

– Charles F. Haanel, La clé de la Maîtrise, p. 146

Hmmm, intéressant me dis-je!

En effet, j’avais aussi ouvert Un café avec Marie, de Serge Bouchard, à la nouvelle de Pierre-Esprit Radisson. Ce dernier avait été un grand aventurier, comme tant d’autres qui ont «découvert» des terres ou qui ont essayé, mais y ont laissé la vie. Intéressante nouvelle qui exprime bien ce rêve que font les rêveurs et qui démontre peut-être cette «loi de la causalité» puisque pour avoir quelque chose, il est souvent utile de la souhaiter!

Et que faire ensuite? Parce que je suis en perpétuel questionnement quant à ma vie et ma vocation, j’ai agrippé au passage «The purpose of your life» de Carol Adrienne. Sa réponse est assez simpliste, bien que souvent peu simple à réaliser: «Put your intention out there. Then let it go.» que je traduirais librement par: Formulez une intention. Puis laissez-la aller. Était-ce si simple, après tout? Probablement, je l’avais si souvent vécu!

Je vous laisse y réfléchir hihihi

À suivre!

* je choisis à chaque fois une pratique qui m’inspire et le silence m’inspirait en ce petit matin d’octobre. Je dis parfois à mes enfants «d’écouter le silence», ce qui enrage ma fille(*voir silence d’un soir de décembre), mais je me dis que je devrais plutôt dire «écoutez la vie» c’est bien plus inspirant! En effet, c’est souvent dans ces moments que, une fois chassées les pensées inutiles, m’arrivent des inspirations pertinentes et valeureuses!

Que dites vous d’un Meditation club?

À titre de premier pas, j’ai décidé de créer un groupe de méditation pour aider ceux qui:
• Sont curieux de la méditation ;
• Veulent améliorer leur assiduité dans leur pratique;
• Veulent échanger avec des gens qui ont leur mieux-être à coeur;
• Ont envie d’explorer ce qu’une pratique régulière en méditation peut leur apporter;
• Ont envie de prendre un moment pour eux plus souvent dans leur vie;
Si tu veux te joindre à nous:

https://www.facebook.com/groups/734391027025254/

Vous pouvez aussi aimer la page pour suivre nos activités: https://www.facebook.com/UneVieAVivreIciMaintenant

La vie… et son sens

En 2017, j’apprenais que ma fille avait une nouvelle tumeur au cerveau. Avec cette nouvelle s’en greffait une moins agréable: les pronostiques étaient assez peu encourageants et ce genre de tumeur allait probablement revenir, sans cesse, avec les nombreuses conséquences que les interventions pour l’enlever apporteraient…

Émotions fortes aidant, ma plume s’est fait sentir. Je vous partage aujourd’hui ce qui est à l’époque devenu ma prière pendant ses interventions et… peut être le sens à ma vie!

Eh oui, que feriez-vous si on vous offrait un maigre 20% de chances de garder votre fille en vie et de lui permettre d’avoir une vie significative, inspirante et… en santé?

Que feriez-vous avec elle? Pour elle? Quels souvenirs voudriez-vous graver dans votre mémoire? Dans la sienne?

Quand on est confrontés à la fragilité de la vie, on peut garder nos oeillères ou on peut décider de mener une vie comme s’il n’y avait, dans les faits, aucun lendemain. Dès cet instant, on peut réaliser combien les barrières qu’on s’impose ne sont que futiles tout en niant le pouvoir que nous pouvons avoir sur elle.

Un sens… on cherche un moyen de transformer cette fatalité pour y trouver un sens afin que, si elle meurt, si elle nous quitte, ce n’aura pas été en vain…

Toi qui nous a été confiée
Notre petit ange, notre rayon ensoleillé Laisse nous te voir briller
Encore longtemps, laisse nous t’élevé
Reste ici avec nous, ne nous quitte pas pour l’éternité

Reste avec nous, combat avec nous
Trouvons le moyen de te garder en santé
Ici et avec nous, que tes jours ne soient pas comptés

Oh celui que certains appellent seigneur, qu’importe qui tu es, un homme sage ou meme un programmeur
Puisse-t-elle rester aupres de nous
Indique nous comment la garder en sécurité Ici avec nous
Et pourquoi ne pas en aider d’autres
À trouver une cure à cette créature?

Une cure pour le cancer
Une cure pour l’humanité
Une cure contre la vie de fous qu’on mène a chaque journée
Une cure pour l’efficacité exigée
Une cure pour l’anxiété généralisée

Un mode de vie
Sans ces soucis
Un moyen de lutter
Et de s’en sortir vivant et en santé

Amour et communauté,
Confiance, bonheur, moments partagés
Une vocation toute destinée
Une vocation pour nous guider
Nulle autre que ce qu’on pourrait appeler Ce qu’est donc notre destinée

Heureux? Enjoué?
En paix, en amour ou en amitié
Mais qu’est ce qui peut bien être
Quoi d’autre? Que de simplicité

N’est ce pas tout ce qu’on apporte avec nous,
Ces moment, petits ou grands
Ces moment si signifiants
Au jour où nous nous quittons tous
Ce jour qui nous attend tous?

Faites qu’il retarde, qu’il soit lointain Permettez-nous de voir et de changer
Avait-elle cette mission?
Est-elle en train de la réaliser?
Et pourquoi ne pas se joindre a elle
L’aider et l’accompagner

Changeons le monde, rendons lui sa beauté Dès maintenant, pour l’éternité
Que tous puissent constater
Combien il peut être radieux
Mais aussi, comment nous pouvons tous être libres et heureux

Entraidons nous, solidairement
Compréhensifs et tolérants

Mais pouvez-vous voir, constater
Combien futile est cette société
Qu’on s’inquiète, qu’on est enragé
Alors que d’autres ne souhaitent que la santé

Notre ptit ange, Angeliki
Notre soleil, dans toute ta pureté
Entreprenons cette mission
ensemble Aidons
ceux qui nous entourent
à être joyeux, contenté
Et peut être trouvera t on ainsi aussi la santé?

Un petit historique

Voici donc enfin l’aboutissement d’un projet qui se mijote depuis de nombreuses années…

Un sentiment est né d’abord en 2012, alors que s’accablait sur nous une triste nouvelle: une dame, qui était un pillier dans notre famille, s’est vu donner un ultimatum. Ses jours étaient comptés.

Parmi les réponses envisageables, celle de partir, conquérir le monde et y retrouver un peu l’essence de la vie s’est fait sentir. Celle qui était la principale intéressée n’y a pas adhéré et elle s’est éteinte, quelques mois plus tard, exactement comme les médecins lui avaient dicté.

Elle a combattu, mais, éventuellement, elle a choisi la liberté de la mort plutôt que la souffrance que la vie lui infligeait.

Tant d’années plus tard, les questionnements qui avaient mené à envisager un tel périple se font à nouveau sentir. Les événements bouleversants se sont enchaînés et voilà qu’ils doivent trouver un sens et une utilité.

C’est un peu le récit qui a mené au démarrage du présent blogue, il y a de nombreuses années. Le temps est venu de le voir naître avec les ramifications qui s’y rattacheront.

Et vous, votre journée?

Aventure du jour: 8 septembre 2019 , mis en ligne le 3 octobre 2019

Aujourd’hui dimanche, j’avais l’intention de sortir de chez nous et de marcher toute la journée à l’aventure et à l’écoute de la vie.

Ma matinée s’est allongée, j’ai avancé un peu dans la mise en place du présent blogue et j’ai proposé au père de mes enfants d’en prendre un. J’entendais ma grande hurler pour tout et pour rien, et il a confirmé qu’il était fatigué. Elle est donc arrivée avec son ensemble de cuisinette d’une marque beaucoup trop chère, j’ai joué un peu avec elle, autant que faire se puisse.

Elle voulait retourner chez son père plus tard. J’ai décidé que ce serait jouer, diner, siesta puis aller hop, chez papa. Je lui ai proposé toutes sortes de jeux mais rien ne l’accrochait. Le choix de diner fut cependant plus convaincant : un rappel d’un poulet pesto accompagné de pâtes sauce crème pesto qu’on avait cuisiné ensemble quelques semaines auparavant l’alléchait! Par chance, même si j’en avais romantiquement dévoré une portion avec moi-même et une chandelle la veille (par un étrange hasard), il m’en restait une couple d’escalopes déjà préparées dans le congélateur. Pâtes crème et pesto, et broco indignement congelé complèterait le tout. Quelles sont les chances pour qu’elle réclamme mon menu de la veille, me suis-je demandé. Mais qu’importe! La vie parfois. Faudra intégrer le tout au menu permanent, c’est un succès chez mes deux moussaillons! Ca relève presque du miracle!

On a préparé ça ensemble, en essayant de lui inculquer quelques principes de base de la cuisson des pâtes et de la préparation de diner. Nous mangeâmes goulûment puis le courage me manqua pour convenablement lui montrer chaque étape qui suit le repas… Résultat d’une TSA dyspraxique et d’une TDAH brulée. Elle a quand même inséré quelques assiettes dans le lave-vaisselle, la capsule dans le compartiment et appuyé sur le piton pour que la machine lave la vaisselle par magie!

On a joué un peu, j’ai probablement trop cherché la connection avec ceux qui sont loin à l’aide de mon appareil de communication magique plutôt que d’être présente à la moitié de ce qui me tient le plus à cœur au monde (ma fille), parce que quand ca arrive, elle se met a tout détruire sur son passage, comme ses jouets, pour avoir de l’attention. Super technique! C’est clairement à retravailler :-/.

Trop énervée, pour ne pas dire au bord de l’hystérie, c’était le temps de gagner le lit douillet pour un repos nécessaire… Mais encore fallait-il… refaire son lit, victime d’un débordement lors de mon dernier jour de garde. Hystérique, elle se roulait joyeusement dans les couvertures en souhaitant que je fasse comme si de rien n’était et que je la cherche. Ptite cocotte. On a fait le lit, moi semi désespérée, semi ravie, puis on a essayé de dormir. Pour une raison étrange, après une première tentative de s’assoupir doucement, l’hystérie s’est réemparée d’elle et je devins la cible d’attaques : coups de tête et coups de pieds en riant… après quelques menaces de quitter la pièce et de la laisser dormir seule, elle s’est approchée, je l’ai pris doucement alors qu’elle embarquait sur mon lit, lui ai offert de dormir près de moi, dans mes bras, et on a finit en cuillère, alors qu’elle s’assoupit enfin, relâchée et sereine. Un moment précieux pour une cocotte qui semble toujours fuir de tels rapprochements, et une maman touchée, reconnaissante, de partager un si rare doux moment… Quand notre fille a traversé tant d’épreuves, c’est difficile, dans de tels moments, de ne pas invoquer quelque puissance supérieur et de remercier la vie qu’elle soit toujours là, avec un potentiel encore à découvrir. Gratitude, Compassion, espoir…

Ce délicieux moment fut bref! Le sommeil léger, le chien se tassa peut-être 15 minutes plus tard avant qu’elle ne s’éveille. Le moment s’étira quand même quelques minutes, échangeant câlins et bisous, avec ma grande puce qui appréciait « C’est bon, des câlins ».

Ma mission reprit donc quelques minutes plus tard, après que j’eusse mis mon social à date (interagit avec ma gang). Je me sauvais donc pour aller travailler quelque part, à l’aventure, où la vie me mènerait.

Marcher, observer ma posture, trouver un ptit café en direction de la montagne. « Maman, tu vas aller dans la forêt? » m’avait demandé mon fils, quand je leur ramenai notre bête. Inspiration divine ou suggestion, je laissai mes pas me mener vers cette étendue de rare nature dans notre belle vile située à quelques pas: Le Mont-Royal.

Pour une raison étrange, j’ai cru bon d’autoriser mon ordi à trouver le moyen de faire des mises à jour avant que le ptit café où j’avais pris racine ne ferme! Il était donc temps pour une pause et pour poursuivre l’aventure.

Je vous écris ces quelques lignes du haut du belvédère du Mont-Royal. Un Arc-en-ciel m’accueillait dans les paysage, magnifique vue, au-dessus de l’un des arrondissements de la Rive-Sud de Montréal. Ma geographie en la matière était trop faible pour que je sache de où il semblait émerger. Mais qu’importe, je ressentais une grande gratitude comme j’en ressens souvent devant les merveilles de la nature. Merci la vie! Un ptit cadeau comme elle en fait parfois, comme pour dire : bravo la mère ! C’est là qu’il fallait que tu sois. J’admets aussi que ce n’était pas s’en évoquer mon rendez-vous de la semaine avec un mystérieux bonhomme, a qui j’avais donné rendez-vous dans les environs quelques jours plus tard… Était-ce un signe de la vie? Cet arc-en-ciel émergeait-il d’où un futur gai se trouverait?

Je me pris donc un ptit drink au café suspendu, probablement suspendu la pour la saison estivale, me suis installée pour écrire sur mon ordi, sagement transporté, entre quelques échanges de textos et d’appels, au rythme de Bob Marley et ses suppportaires, rythme qui crie de ralentir et de profiter de la vie avec un ptit join bien roulé.

Mot clé: ra.len.tir…


Mon élan s’interrompit étrangement: Voila qu’un jeune homme, d’à peine plus de 10 ans, fouille dans la poubelle en quête des contenants consignés d’alluminium jettés là sans se poser de question. Il les cueille, les vides, les mets dans son sac. Jsais pas si ses parents le coach pour faire vivre la famille ou si c’est sa propre initiative, pour constituer son fonds d’études ou son argent de poches… Jsais pas si c’est triste, mignon, magnifiquement rempli de conscience pour notre planête qu’on détruit tranquillement ou juste… rien!

C’est ça un esprit en arborescence. Ca part dans toutes les directions! Quand on le maitrise bien, on peut même lui enseigner à lâcher prise…

Après quelques photos du panorama, alors que le soleil se cachait doucement à l’horizon et que le café fermait ses panneaux de plywood pour la journé, pensant que la noirceur envahissait calmement la montagne, j’ai pris le chemin, d’abord dans le stationnement du belvédère, en repensant aux gens qui y viennent pour se frencher dans l’auto de leurs parents, puis sur l’accottement du chemin qui descend la montagne, endroit souvent pointé du doigt pour les accidents mortels qui y sont arrivés. Je marchais calmement, en tâchant de déconnecter de mes habituelles tendances à trop regarder mes appareils de connections, savoir si j’existait encore pour des gens. Je tachais d’apprécier le moment, d’être ici et maintenant, mission du jour alors que j’allais grimper un peu la montagne avec moi même.

A posteriori, je me demande si on est vraiment bien avec soi-même ou si le bonheur n’est vraiment réel que lorsqu’il est partagé… je pense qu’un entre deux rend grand service à tous et qu’on peut se ressourcer de part et d’autre.

Rendue en bas, j’aggripai mon appareil pour constater qu’un amie, plutôt une connaissance, m’avait écrit. Elle attendait l’autobus pour redescendre elle aussi du Mont-Royal! Quel hasard! Et elle m’écrivait à ce moment. J’ai cru pour un instant que j’allais trouver de la compagnie et une nouvelle aventure, mais je sens qu’elle avait aussi choisi de se choisir ce soir là, et n’a pris mon message que quelques jours plus tard.

Je suis arrêtée à l’épicerie sur le chemin du retour, question d’avoir quelques trucs pour mes moussaillons le lendemain. Puis je suis tranquillement rentrée à la maison…

C’était ainsi que se terminait mon week-end avec moi-même!

Voilà, c’est peut être la fin de l’aventure du jour! Pis vous, votre journée?

Le prochain pas?

Vint un moment où on se demande: mais quel est le prochain pas à faire?

En ce moment, c’est beaucoup ce qui me hante.

Oui, je pourrais retourner sur les banc d’école pour obtenir une formation en coaching ou en relation d’aide, mais je sais que je serai assez rapidement de retour à la case départ: faire le pas nécessaire pour mettre ce que j’aurai appris en application.

L’autre stratégie consiste à sauter, faire un pas dans la brume, et puis un autre, et ajuster au fur et à mesure selon où ça mènera. De toute façon, je change souvent d’orientation selon ce que je ressens à chaque étape et si je n’aligne pas mes pas avec mes valeurs, je ne serai que plus perdue.

Ce blogue s’aligne avec ce constat, et le besoin de faire un pas de plus. Et je sens que le temps est plutôt venu de dire à la vie: où est ma place, plutôt que de la choisir.

Je ne sais pas si c’est triste ou merveilleux, mais je me sens bien souvent beaucoup plus comme un catalyseur entre les éléments et les individus que comme un produit ou un acteur comme tel, et c’est en catalysant que je sens que je suis à ma place, en mettant à profit mon esprit vif, mon raisonnement et mon intuition pour aider les gens à briller dans leurs forces.

À travers ces expériences, je suis inspirée par certaines bribes qui m’apparaissent comme LA vérité, bien que consciente qu’elle ne l’est peut-être pas, ou qu’elle l’est peut-être pour quelques instants dans l’éternité…

À suivre!